Les comités de jumelages pazenais sont orientés vers Mertingen (Allemagne) et Harrold (Angleterre). Ils auraient pu se tourner vers une ville au-delà des Pyrénées, Sainte-Pazanne étant originaire de la péninsule espagnole. Le blason de la commune officiellement enregistré le 13 mai 1970 par la Commission départementale d’héraldique évoque l’identité espagnole de Sainte-Pazanne.

Il se présente ainsi « Ecartelé au 1, d’argent à la moucheture d’hermine (représente la Bretagne) ; aux 2 et 3, d’or à 4 pals de gueules qui est Aragon (couleur rouge et or de l’Espagne) ; au 4, de gueules à la tour du Poitou (région où Sainte Pécinne a été martyrisée) ; à la croix de sable, qui est de Retz, brochant sur l’écartelé (croix noire, symbole du pays de Retz ».

 

Dans son histoire sommaire de Sainte-Pazanne parue en décembre 1907 dans le bulletin mensuel de la jeunesse catholique de Sainte-Pazanne, Maurice Henderson cite différents noms, précisant que dans l’acte de donation de la chapellenie de la Duracerie (1474), on relève l’orthographe Sancta-Picinia. D’autres noms apparaissent dans « la vie des saints », 63 volumes rédigés depuis 1643 par les Bollandistes, des jésuites centrés sur la Belgique : Pécine ou Pexine, Péchinne et même Persévérande, puis Pézenne originaire d’Espagne.

Les Bollandistes ajoutent qu’au VIIIe siècle, cette dernière et deux compagnes, Macrine et Colombe quittèrent l’Espagne pour se rendre en Aquitaine et fonder un monastère près de Niort. Mais elles durent fuir les « vexations de seigneurs turbulents » et Pécine mourut d’épuisement.

Emile Boutin, l’historien incontesté du pays de Retz, estimait que les Bollandistes étaient dans l’erreur en faisant naître Pécine au VIIIe siècle. « Une basilique lui fut érigée en 507 à Sainte-Pézenne du Poitou ». Et il ajoutait : « la réputation et la beauté des trois jeunes Espagnoles allumèrent la convoitise d’un seigneur voisin, nommé Olivier. Elles durent fuir les hommes de leur persécuteur et se réfugièrent dans l’île de Magné au milieu des marais. C’est là que Pécine perdit la vie. Son corps fut transporté dans le village de Sainte-Pézenne. »

Dans les années 1950, l’archiviste du diocèse des Deux-Sèvres retrouva, à la suite d’une longue enquête, une relique de Sainte-Pézenne, une phalange de doigt conservée en Espagne dans l’une des chapelles de l’Escorial. Après bien des discussions et des négociations, il fut décidé que Sainte-Pézenne et Sainte-Pazanne se partageraient la relique que l’évêque de Poitiers vint remettre à l’évêque de Nantes lors d’une cérémonie qui se déroula à Sainte-Pazanne le 3 avril 1956.

 

La société historique

Partager cette page sur :