Érigés ici et là dans des villages et dans le bourg, plus que centenaires pour la plupart, les calvaires de la paroisse ont subi l’érosion du temps…et de la foi. Parfois restaurés en partie, principalement par des remplacements de croix, quelques uns d’entre eux avaient pourtant fière allure. A l’époque de sa splendeur, on disait justement que le calvaire de la Cossonnerie était le plus beau des alentours avant de subir inexorablement, lui aussi, l’outrage du temps. La croix a disparu et le christ, heureusement conservé par des voisins, a un bras cassé. Devenu propriété de la commune, le monument amputé a vu, à l’initiative de la municipalité, son socle en maçonnerie fort bien restauré par un chantier d’insertion. Aujourd’hui, la société historique a pour projet de rénover le calvaire.

 

Élevé en 1875

Les archives paroissiales rappellent que le calvaire fut élevé en 1875 par Anne Loquais. La croix, très haute, était ornée de d’un semis de cœurs dorés. Autour du christ, étaient disposés les principaux emblèmes de la Passion. Sur la façade, et aux quatre coins du monument, s’élevaient des petites croix argentées. De chaque côté de la porte d’entrée, des potiches étaient régulièrement fleuries. On y faisait chaque année le « mois de Marie » et on y vint même en procession depuis Fresnay. Le calvaire fut béni le 10 août 1875 en même temps que les croix du Grand Cormier et de la Sostière. Ce jour là, une procession solennelle vint à la Cossonnerie depuis l’église et repartit par la Foucherie et la route de Machecoul. Une longue randonnée à pied effectuée allègrement par les paroissiens et non sans mérite, la route du Grand Cormier à celle de Machecoul n’étant alors qu’un mauvais chemin. Après la mort d’Anne Loquais, le calvaire fut moins bien entretenu. En 1923, la croix qui menaçait ruine fut remplacée par une autre sortie des ateliers de Théodore Bertreux.

 

 

La société historique.

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